Il est 15h40 !

Il est 15h40 !

Chères collègues, à partir de maintenant, vous travaillez bénévolement puisqu’en 2018, les femmes en France sont toujours payées 26% de moins que les hommes, comme si elles arrêtaient tous les jours d’être payées à 15h40.

Bon, à l’hôpital public, c’est un peu moins vrai puisque les grilles statutaires sont (pour encore combien de temps ?) les mêmes pour tou.te.s. Malgré cela, les chiffres issus du bilan social 2016 du CH Daumézon laissent apparaître un écart du salaire moyen entre les hommes et les femmes de 8.8% pour les personnels non médicaux et de 24.8% pour les personnels médicaux.

Salaire brut moyen 2016 H F Ecart
Personnels médicaux        84 512 €        63 564 € 24,8%
Personnels non médicaux        32 940 €        30 041 € 8,8%
Ensemble        37 821 €        32 622 € 13,7%

Cela s’explique essentiellement par le recours plus élevé aux temps partiels chez les femmes et par les ralentissements de déroulement de carrière consécutifs aux congés maternité, à quoi il faut rajouter la pyramide des âges pour les personnels médicaux. A noter aussi que, parmi les personnels non médicaux, c’est pour les personnels administratifs que l’écart est le plus élevé (42.9% !), probablement en lien avec un accès aux positions hiérarchiques très inégalitaire.

Ce 8 mars 2018 est celui de la journée internationale de lutte pour le droit des femmes. La CGT y prend toute sa place. Lire ICI, les 5 propositions pour gagner l’égalité.

Pour l’occasion, une grande enquête est menée sur les violences au travail. En l’espèce, depuis 20 ans les chiffres ne bougent pas : 20% des femmes subissent ou ont subi des violences sur leur lieu de travail. Pourtant, 82% des employeurs n’ont toujours pas mis en place des mesures de prévention. Cela peut changer.
Pour répondre à cette enquête, veuillez cliquer sur le lien suivant : https://8mars15h40.fr/grande-enquete/

Officialisée par les Nations Unies en 1977, la « journée internationale des femmes » trouve son origine dans les luttes des ouvrières et suffragettes du début du XXe siècle, pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote.

« La femme n’est victime d’aucune mystérieuse fatalité : il ne faut pas conclure que ses ovaires la condamnent à vivre éternellement à genoux » Simone de Beauvoir.

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