PEDOPSYCHIATRIE EN LOIRE ATLANTIQUE : Mépris pour les professionnels, Indifférence envers les enfants.

PEDOPSYCHIATRIE EN LOIRE ATLANTIQUE :

L’ARS cultive le MÉPRIS pour les professionnels et l’INDIFFERENCE envers les enfants

En mai 2015, l’ARS annonçait, après des mois et des années de tergiversations et faux espoirs servis aux soignants, aux patients et à leurs familles, la fermeture pure et simple de Nausicaa, unité ambulatoire de pré et post hospitalisation rattachée au 44I99.

La CGT a alors alerté largement les salariés, le secteur associatif et la population à travers divers communiqués de presse, courriers, interviews…

Confrontée aux levées de bouclier et à l’évidence criante de l’état dramatique de la pédopsychiatrie en Loire Atlantique (5 lits / 100 000 habitants en Loire Atlantique contre 14 à 16 lits / 100 000 en France) l’ARS a fini par concéder un audit de la situation, mené en 2016 et 2017.

Dans le cadre des travaux de cet audit, un faisceau de 4 propositions coordonnées a été élaboré par l’ensemble des acteurs :

  • Création d’une unité d’hospitalisation à temps plein pour jeunes et adolescents (12 lits) à Saint Nazaire
  • Création d’une équipe mobile départementale
  • Augmentation capacitaire de 2 lits au SHIP
  • Création d’une unité court-séjour en pédiatrie (CHU)

L’ARS vient de rendre enfin sa copie [1] :

  • les 2 premiers axes (12 lits à St Nazaire + équipe mobile) devront être mis en œuvre avec un coquet budget global de… 400 000 € !!!
  • La création de l’unité court séjour au CHU devra se contenter du financement à l’activité ! Ah non, mauvaise langue, une « aide au démarrage» (100 000 €) « pourra également être proposée »… générosité, quand tu nous tiens !
  • Et les 2 lits du SHIP ?… ben non en fait, on a bien réfléchi mais « malgré son intérêt», le projet est retoqué.

On croit rêver !

Petite question : comment fait-on pour créer une unité 12 lits + une équipe mobile avec 400 000 € ??? (A titre de comparaison, Nausicaa tournait avec 300 000 € et il n’y avait pas de lit ! On aurait pu la laisser exister et lui demander de faire évoluer son projet. Mais non, on ferme, on violente, on laisse passer 3 ans et on se fait croire qu’on est novateur avec une unité mobile sans finance. Autre exemple : un TP médical = 100 000€, un TP infirmier ou autre soignant = 40 000 €).

Autre point : les 12 lits à Saint-Nazaire étaient déjà évoqués avant l’audit. Il en était notamment question lors de la fermeture de 18 lits de psychiatrie adulte. Le budget récupéré sur les 18 lits n’a donc pas été consacré au nouveau projet mais a été versé dans l’escarcelle du retour à l’équilibre… Ah les talents de prestidigitateurs de nos chers décideurs…

La nouvelle vient de tomber et l’été n’est pas propice aux mobilisations mais il nous a semblé essentiel de vous transmettre ces infos dès maintenant. Il faudra y revenir. Après la protection de l’enfance, sinistrée, c’est toute l’enfance en souffrance qui est abandonnée par l’ARS. La CGT-Daumézon, d’ores et déjà, lance un appel à l’unité la plus large dès septembre pour construire une réaction à la hauteur du mépris de l’ARS.

Lire le tract en PDF

 

 

 

 

 

 

 

 


[1] ARS Pays de Loire, Note de cadrage, Structuration de l’offre en pédopsychiatrie et Loire Atlantique et accompagnement de nouveaux projets, juin 2018.

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