FN, imposture sociale – Manifestation à Nantes le 25 février

FN, imposture sociale – Manifestation à Nantes le 25 février

Il est de la responsabilité du syndicalisme de combattre la stratégie de ceux qui cultivent le rejet de l’autre et la division des salariés, pour mieux cacher leur incapacité à tracer des perspectives d’avenir et de justice sociale.

Le collectif nantais de refus des extrêmes-droites et de ses idées appelle à une MANIFESTATION d’opposition à la venue de la candidate du FN à l’élection présidentielle à Nantes. Nous refusons la possibilité de l’arrivée d’une extrême droite au pouvoir.

RDV le 25 février – 15h00 – croisée des trams à Nantes

Plus d’infos : ICI


Le Collectif :

Des organisations syndicales, des associations et des partis politiques ont décidé de mener une campagne contre l’extrême droite et des idées. Ils appellent à manifester à Nantes, samedi 25 février, veille du meeting de Marine Le Pen au Zénith.

Il y a des associations : La Ligue des Droits de l’Homme, la Fnasat (Fédération nationale des associations solidaires d’actions avec les Tsiganes et gens du voyage), le Dal, Le Mrap (Mouvement contre racisme et pour amitié entre peuples). Des syndicats : la CGT, Solidaires, l’Unef. Et des partis politiques : Ensemble, le NPA, le PCF.

Tous ont décidé de monter un collectif « pour lutter contre les idées de l’extrême droite ». « Nous souhaitons agir dans la durée pour détricoter les idées du Front National et plus globalement de l’extrême droite », explique-t-on à la Ligue des droits de l’Homme.

Suite (article Ouest France)

 

Meeting de rentrée à Nantes avec Philippe Martinez, Jean-Claude Mailly, Bernadette Groison, Eric Beynel et William Martinet

Meeting de rentrée à Nantes avec Philippe Martinez, Jean-Claude Mailly, Bernadette Groison, Eric Beynel et William Martinet

La rentrée sociale se fera à Nantes le 07 septembre.

Grand meeting public aux Machines de l’Ile (attention changement de lieu)- 17h45

Les premiers responsables (Philippe Martinez pour la CGT, Jean-Claude Mailly pour Force Ouvrière, Bernadette Groison pour la FSU, Eric Beynel pour Solidaires et William Martinet pour l’UNEF) des 5 principaux syndicats opposés à la loi Travail animeront un meeting commun. Ils seront accompagnés de représentant-es de Solidaires et de l’UNEF (étudiant.es).

Nantes et le département de Loire Atlantique ont été à la pointe du mouvement d’opposition contre la loi Travail de mars à juillet.

Après une pause estivale, c’est de Nantes que repartira la contestation qui gagnera tout l’hexagone lors de la journée nationale de mobilisation du 15 septembre.

Après l’adoption de la loi cet été, un seul mot d’ordre : abrogation de la loi Travail !

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JOUR DE CARENCE POUR LES FONCTIONNAIRES : LA FHF VEUT SACRIFIER LA SANTÉ DES HOSPITALIERS POUR FAIRE DES ECONOMIES

Emboîtant le pas d’un article paru dans Le Figaro, la Fédération Hospitalière de France (FHF, employeurs publics hospitaliers) réclame le rétablissement du jour de carence en cas de maladie pour les fonctionnaires hospitaliers. La Fédération Santé et Action Sociale dénonce cette posture patronale dogmatique qui sacrifie la santé des agents et la qualité des soins sur l’autel des coupes budgétaires demandées aux établissements hospitaliers.

Rétablissons quelques vérités :

Non, les agent.e.s de la FPH n’abusent pas des arrêts maladie. Les arrêts de moins de 6 jours ne représentent que 5% des absences en 2014. La proportion d’arrêts de complaisance est infime, comme le montre la faible proportion des contrôles qui les invalident. Laisser entendre le contraire, c’est faire insulte aux agent.e.s qui démontrent quotidiennement leur engagement professionnel. La mobilisation exemplaire des fonctionnaires hospitaliers dans le cadre des attentats de novembre dernier l’a magnifiquement rappelé.

Non, le jour de carence pour les fonctionnaires (en vigueur du 1er janvier 2012 au 1er janvier 2014) n’a pas fait baisser l’absentéisme. En 2011, l’absentéisme était de 7,2%. En 2012, il était de 7,4%, puis de 7,8% en 2013. Enfin, les dernières données connues montrent un absentéisme de 8% sur 2014. L’absentéisme s’est donc accru nettement sur les années 2012 et 2013.

Oui, c’est bien une mesure budgétaire que réclame la FHF et non une façon d’améliorer le Service public. Les établissements gagneraient des dizaines de millions d’euros en cas de rétablissement du jour de carence… sur le dos des agent.e.s. Cette mesure pénalise directement et injustement les agent.e.s, laissant entendre qu’il leur appartient de ne pas être malades et oubliant que les arrêts sont accordés de manière justifiée et contrôlée par des médecins.

Oui, l’absentéisme est directement corrélé à la pénibilité du travail. Une étude de la DARES de 2014 montre que les agent.e.s hospitaliers, selon un classement établi sur 9 critères d’exposition aux conditions de travail difficiles, arrivent malheureusement en tête des secteurs les plus exposés dans tout le salariat français (public et privé confondus). L’absentéisme est donc la résultante des conditions de travail particulièrement pénibles dans notre champ professionnel et non du laxisme supposé des agent.e.s.

Oui, l’absentéisme augmente avec l’âge. Or, l’allongement des carrières imposé par le recul de l’âge légal de départ à la retraite et la remise en cause du départ anticipé pour la catégorie active va accroître mécaniquement l’absentéisme pour les personnels. Il est urgent de rétablir la reconnaissance de la pénibilité de nos métiers. Refusant de voir les causes réelles de l’absentéisme en demandant le rétablissement du jour de carence, la FHF se réfugie dans des postures en rupture avec l’esprit de Service public. Les employeurs publics sont en train de prendre un virage politique inquiétant, basé sur l’idée qu’un management de plus en plus coercitif, et une vision coupée de la réalité, basée sur des indicateurs et tableaux de bord standardisés, permettent de piloter efficacement un établissement.

Face à cette volonté de sanction et de culpabilisation des agent.e.s, la CGT entend mettre en débat les causes réelles de l’absentéisme hospitalier qui sont : la dégradation continue des conditions de travail, l’intensification de la charge de travail, l’organisation des services et en particulier du temps de travail, la non-reconnaissance des professionnel.le.s, le manque d’effectifs et la remise en cause de la catégorie active.

Communiqué de Presse,

FÉDÉRATION CGT DE LA SANTÉ ET DE L’ACTION SOCIALE

Montreuil, le 20 avril 2016

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