CTE du 17/12/14 : séance longue et difficile

Nouvelle séance longue et difficile. La direction regrette que le CTE soit empêché de travailler quand des sujets explosifs arrivent insuffisamment préparés et que l’instance devient l’espace ultime où se jouent les conflits alors qu’il devrait être celui où se valident les solutions. Nous partageons ces regrets mais comment faire autrement quand la pression mise sur le dos des salariés ne connaît pas de relâche et que les autres espaces de dialogues ne fonctionnent pas ?

 

44G07 : le CTE de la dernière chance !     [lire le tract]

Impossible de relater ici la totalité des échanges, il faudrait 10 pages pour retranscrire 1h20 de débats rien que sur ce sujet. Résumons-nous donc : d’un côté, un pôle qui veut faire passer en force une réorganisation structurelle de la gestion des plannings, introduire un « effectif de fonctionnement » (non défini) qui se substituerait à « l’effectif minimum » (ça, on connaît). Concrètement, là où il s’agit normalement de valider un planning à 6 par jour au minimum et au-delà selon l’activité, on ne le validerait plus qu’à 7 pour chaque unité d’intra et ce, sur l’année complète, le tout, bien sûr, sans les créations de poste qui vont avec et sans la moindre négociation préalable. Notons que cette réorganisation avait été testée pendant l’été sur une unité qui se trouve avoir été la seule à connaître des difficultés sérieuses de planning. Quant au dialogue avec les salariés… ben euh… on a dû mal leur expliquer, ils n’ont pas compris que c’était pour leur bien !

De l’autre côté, des salariés qui n’en peuvent plus d’être floués et qui nous transmettent un document signé de 35 personnes (en gros, tout le monde !) pour dénoncer cette rigidification extrême et le forcing dont ils font l’objet. Ils attendent énormément du CTE de la dernière chance !

Rien n’est encore joué à cette heure mais nous avons bien précisé qu’il s’agissait là d’une situation conflictuelle de blocage, à 2 doigts de l’explosion. Sur la base d’une position commune CGT- CFDT, nous avons obtenu de la Direction un « moratoire », c’est-à-dire une suspension de la refonte organisationnelle avec ré-examen au CTE du 7 avril. L’idée est de permettre au pôle de se remettre au travail sur la base d’un dialogue enfin restauré, d’avancer sur des pistes moins caricaturales. Et de restaurer la légitimité d’un fonctionnement institutionnel normal où les instances, le CTE notamment, jouent leur rôle.

ASH du G06 :                                       [lire le tract]

Autre sujet chaud du jour, là aussi, c’est un courrier d’une équipe au complet qui vient changer la donne au dernier moment sur le sujet récurrent d’une rotation que le pôle veut rendre obligatoire, notamment pour pourvoir le poste le plus éloigné (HDJ Le Pellerin/Machecoul). Le Hic, c’est que l’agent à cheval sur ces deux postes est contraint d’utiliser son véhicule personnel dans le cadre du service, ce qui est impossible à formuler dans une organisation puisque c’est à l’employeur de fournir les outils pour travailler. L’autre Hic, et sur ce point chacun s’accorde à dénoncer l’injustice, c’est que, vu que personne ne veut de ce poste et vu le problème du véhicule, c’est sur les contractuels que ça retombe ! Pourtant, des contre-propositions existent et sont portées par l’équipe, des pistes sérieuses et viables sont avancées par les agents (rotations courtes, modifications d’horaires, fourniture d’un véhicule…). Le CTE du jour n’a pas pu se prononcer, le sujet des ASH du G06 est reporté à la séance du 29 janvier. Une réunion équipe/direction/syndicats doit être mise en place d’ici là et le CHSCT impliqué. Gageons que là aussi, une sortie de crise soit rendue possible par la restauration du dialogue.


Logisticiens de nuit :                           [lire le tract]

Le bilan du fonctionnement de l’équipe amène à se poser la question d’une réorganisation. Pourquoi pas. Modification des horaires, adéquation des tâches, récupération de contrats actuellement externalisés (entretien des espaces verts…), il y a de bonnes idées. Seul « petit » problème : l’équipe passe de 3 et 2 ,6 ETP, soit une diminution de 40% alors même que le SHIP a intégré l’établissement. Les services techniques ont déjà perdu un poste d’électricien et des p’tits bouts d’ETP sur les postes de lingerie et sur l’équipe d’entretien… c’est peut-être assez, non ? Le CTE a donné un avis négatif unanime, la question sera donc ré-abordée (c’est obligatoire) en janvier.

La Direction, met en avant le fait que, selon elle, il s’agit d’une réallocation des ressources puisque l’économie dégagée doit contribuer au financement des analyses de pratiques, sorties du plan de formation. C’est, vrai, nous avons aussi demandé des garanties quant au financement des analyses de pratiques qui sont des outils indispensables au soin en psychiatrie et santé mentale, mais pour nous, il ne peut s’agir de déshabiller Paul pour habiller Jacques, les salariés donnent déjà assez d’eux même pour réduire le déficit (voir ci-dessous).

Mensualités de remplacement :                                 [lire le tract]

23,66. C’est le nombre de mensualités « économisées » par les salariés en 2014 pour éponger la situation déficitaire dans laquelle Daumézon est plongé. Cela représente 75000 €, mais surtout, 2 ETP en moins sur l’établissement. Notre situation, c’est vrai, n’est pas celle de nos collègues de Blain, mais la même logique est à l’œuvre : hôpitaux asphyxiés, responsables inaccessibles (voir le compte rendu du rassemblement du 17 décembre à l’ARS et comment là haut, on en est arrivé à faire appel aux CRS rien que pour ne pas nous voir).

Plan de formation :                                                     [lire le tract]

Les budgets sont maintenus et prennent en compte l’arrivée du SHIP. La sortie des analyses de pratiques (30000€) dégage des ressources pour des actions a priori essentiellement fléchées vers le chapitre 2 (formations de pôles). Des doutes et des interrogations persistent, notamment en ce qui concerne le budget spécifique pour les psychologues qui ne suit pas l’augmentation de la démographie professionnelle. Le CTE donne un avis favorable tout en exprimant son souhait de garanties fortes pour la pérennité des supervisions/analyses de pratiques, terrain sur lequel la Direction reste des plus prudentes…

Nausicaa :                                             [lire le tract]

Le 03 décembre a eu lieu une rencontre à l’ARS avec les 4 établissements concernés (Daumézon, Blain, CHU, Saint-Nazaire). Certains, notamment au CHU, mettent en doute l’utilité de cette unité ! Pour l’instant, l’ARS renvoie les établissements à l’élaboration d’un projet départemental commun mais ne prolonge Nausicaa que pour 6 mois ! La situation d’incertitude devient de plus en plus insupportable pour les personnels. Dans un contexte où, par ailleurs, le drame des hospitalisations d’enfants en psychiatrie adulte se fait de plus en plus choquant et intolérable (voir notre communiqué de presse à ce sujet).

SHIP : Les unités 5/7 et 7/7 s’appellent désormais unités Safran et Horizon. Les roulements en été globalement validés, avec quelques points à revoir.

Affaires financières : A ce jour, le déficit prévisionnel au 1er janvier 2015 s’élève à 27000 €…Tiens ! Il est inférieur aux 75000 € pris sur les remplacements d’arrêts maladies maternités !

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Hopitaux asphyxiés

CTE du CH Daumézon, quelques points concernant les salariés du SISMLA

Jeudi 19 juin 2014 : 1er CTE en présence d’une déléguée CGT du SISMLA. Dans 11 jours, les salariés que Christine Brochard représentait auront intégré un nouveau pôle du CH Daumézon. Bienvenue à eux. Voici quelques points abordés en séance. Ce tract a été diffusé auprès des personnels directement concernés. 

 

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